EDITORIAL

Lentement mais surement, notre Revue, la RSTM, prend son envol et continue ainsi à « diffuser et à archiver le savoir et les résultats de nos recherches dans différents domaines ». Cependant ce premier numéro du volume 2 dont l’honneur nous a été fait de présenter l’Editorial, confirme, s’il en était encore besoin, que l’ISTM/KINSHASA prend à cœur le troisième volet de la mission assignée à toute institution d’enseignement supérieur et universitaire, à savoir, le service à la communauté à côté de l’enseignement et de la recherche pure. En effet, il est remarquable de noter que la majorité des seize articles que livrent ce numéro, se soient penchés sur les problèmes récurrents de santé publique qui touchent au quotidien une grande partie de la population de notre pays confrontée à des conditions de vie médiocres et en l’absence d’une prise en charge médicale conséquente. De fait, ces études s’intéressent non seulement à l’étiologie des maladies courantes comme le diabète, la drépanocytose ou le VIH/SIDA, mais elles mettent en exergue quelques facteurs socioculturels qui favorisent ou diminuent l’expansion de ces pathologies. Du coup, ces recherches sont à la portée non seulement des praticiens mais aussi des décideurs à différents niveaux de la société. Ainsi en est-il de l’étude du Professeur Balow’a sur « l’implication des habitudes alimentaires dans la survenue des maladies cardiovasculaires dont l’objectif est d’évaluer l’implication des habitudes alimentaires dans la survenue des maladies cardiovasculaires chez les sujets obèses âgés de 40 ans. Une autre étude sur « l’impact des œufs de cailles dans le traitement du diabète » dont les résultats vont démontrer que les œufs de cailles améliorent de manière remarquable la glycémie des patients sous cure. Sur un autre plan, l’article de Kwengo Manzanza Symphorien va rappeler que certains facteurs socioculturels comme l’ignorance et les croyances populaires, le lévirat et le partage d’épouses, la purification sexuelle, la polygamie, sont à la base de la propagation du VIH/Sida en RDC. Enfin, Banza Kasongo Muleka Pierre, dans l’étude intitulée « Cinétique de dégagement d’acide cyanhydrique au cours de la cuisson de feuilles de manioc » arrive à conclure que la quantité de l’acide cyanhydrique présent dans les feuilles de manioc ne constitue pas du tout un danger d’intoxication et cette étude permet d’orienter de nouvelles recherches sur l’élimination de cet acide lors d’une cuisson de feuilles de manioc respectivement en milieu acide et en milieu basique. Pas besoin d’être dévin pour réaliser l’importance d’une telle étude quand on apprend que « Le manioc (Manihot esculenta Crantz) est la culture la plus importante en République Démocratique Congo du fait qu’il fournit approximativement 60% de calories et qu’il est consommé par environ 70% de la population totale. En plus des tubercules, les feuilles de manioc sont consommées comme légume vert et constituent le plat d’accompagnement le plus apprécié des populations congolaises. ». Ceci dit, un regard critique sur l’ensemble des auteurs qui ont participé à ce premier numéro du volume 2, montre que beaucoup de membres du corps académique (l’ISTM en compte une soixantaine actuellement) n’ont pas encore suffisamment mordu à l’effort d’envol scientifique initié par le Bureau de la Revue. Tout en félicitant les différents contributeurs à ce numéro et tout en encourageant l’actuel Bureau sans ou lier le Comité de lecture, un appel spécial est lancé à tous les collègues Professeurs pour qu’à travers leurs prochaines productions, notre trésor commun puisse vraiment prendre son envol définitif

Professeur SABUNI KITUTU Léon, PhD